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Expédition Cape To Cape : fin du 1er acte

L’expédition Cape to Cape est aujourd’hui à mi-parcours. Partie le 1er mars de Norvège, elle est arrivée au bord de la mer Rouge le 13 avril. Lors de la traversée de la Syrie et de la Jordanie, l’équipe est tombée sous le charme… mais aussi dans les pièges du désert.

Les pistes turques n’étaient qu’un avant goût de ce qui attendait Cape to Cape en Syrie et en  Jordanie ! A l’entrée des zones désertiques, les routes recèlent de nombreux pièges et les pilotes de Cape to Cape ne ménagent pas leur peine pour garder le cap.
La Syrie marque l’entrée dans le monde arabe. Elle reste un pays mystérieux et l’équipe va de surprises en surprises : une escorte officielle du service du protocole à l’entrée dans le pays, la police qui escorte la caravane  aux abords de la ville d’Alep, sans oublier des paysages verdoyants et, le long des routes, une quantité impressionnante de portraits officiels du président syrien, Bachar el-Assad.
La Syrie est aussi l’occasion de découvrir, après Alep, la circulation sur les pistes désertiques. Ce n’est pas tant la température qui surprend mais bien la nature du sol : sur des centaines de kilomètres, les camions roulent sur une piste en latérite couverte de blocs de pierre volcanique. Un témoignage d’anciennes éruptions qui créèrent ces paysages lunaires. L’habitat change en conséquence : aux bâtisses de terre succèdent des maisons en pierre sombre. Ces étendues offrent aussi l’occasion de rouler de front, notamment pour échapper à la poussière du camion qui précède. Elles donnent également un grand sentiment de liberté et les conducteurs s’en donnent à cœur joie.
 Pourtant, ces chevauchées désertiques peuvent parfois, se traduire par de spectaculaires décollages de Kerax. Le désert recèle des pièges invisibles pour les yeux des pilotes. Même les plus aguerris ! A cause du soleil brûlant, les saignées et les dépressions du sol sont parfois occultées et rendent la conduite délicate.

Le passage entre la Syrie et la Jordanie amène un nouveau changement de décor. À l’aridité de la Syrie succèdent les paysages verts de la Jordanie : le nord jusqu’à Aman est en effet incroyablement vert ! La maîtrise de l’irrigation favorise l’agriculture en de nombreux endroits. Ici, chaque terrain cultivable est mis en valeur. Le climat surprend par sa relative douceur en cette saison. La réalité vécue au quotidien offre ainsi à chacun l’occasion de se faire une autre idée de ce pays. Vient la descente vers la mer Morte. Descente inversement proportionnelle à la montée de la température ambiante. Descente interminable qui peut se révéler dangereuse pour les machines et les hommes si l’on n’a pas pris soin de choisir le bon rapport et d’économiser ses freins ! Certains pilotes ont eu chaud. Au propre comme au figuré !
A propos de chaleur, l’accueil en Jordanie restera dans les mémoires. A l’instar des Balkans et de la Turquie, le Royaume de Jordanie, est l’un des pays où la population s’est révélée la plus enthousiaste au passage de la caravane. La soirée commerciale organisée au bord de la mer Morte a également fait forte impression sur les invités de Renault Trucks. Les questions y furent nombreuses et l’intérêt pour l’aventure Cape to Cape manifeste.
La nuit suivante, à quelques encablures du site historique de Pétra, l’itinéraire a conduit les pilotes de Cape to Cape sur des routes incroyablement étroites et tortueuses. En quelques dizaines de kilomètres de lacets, les camions sont passés de - 420 m à près de 1200 mètres d’altitude.
L’ultime nuit de la première partie de l’expédition s’est faite en bivouac dans le désert du Wadi Rum. Un événement en soi, digne des superproductions hollywoodiennes comme l’indémodable Lawrence d’Arabie : la colonne de camions roulant de front, surgissant des dunes ou des  massifs rocheux, le tout dans un environnement à l’aspect et aux couleurs changeantes. Un bouquet final avant l’embarquement pour Djibouti. Cape to Cape quitte le Moyen-Orient avec des souvenirs (et du sable) plein les valises.

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