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L’expédition Cape To Cape au coeur de l’Afrique

Les paysages splendides d’Europe, les découvertes surprenantes d’Asie mineure et la magie du Moyen-Orient sont désormais loin derrière la caravane de Cape to Cape. Après avoir traversé la Mer Rouge, les six Renault Kerax et six Sherpa sont arrivés à Djibouti, en Afrique de l’Est. Au programme : désert, montagne et… rencontre impromptue avec la faune du désert !

Sur le port de Djibouti, l’équipe se livre à un examen complet de l’ensemble des véhicules avant d’affronter les routes africaines. Sous un soleil de plomb, les techniciens passent en revue toute la mécanique. Rien n’est laissé au hasard : contrôle des niveaux de pression, des filtres à air, de l’état des courroies des moteurs, ainsi que de toutes les fixations et autres sangles. Alors que le groupe s’affaire autour des Sherpa et Kerax, on ressent un certain enthousiasme à l’idée de reprendre la route. Le moral est bon. Florence, pilote de Kerax et chargée de développement produit avant-projet à Saint-Priest, confie : « Mes collègues de bureau m’ont remis un sac avant de partir dans lequel ils ont glissé plein de petits messages à lire au fil de l’expédition. Ils m’ont dit que ça pourrait être utile en cas de coup de blues. Mais pour l’instant, je ne l’ai pas encore ouvert ! »
Une fois les vérifications techniques terminées, l’expédition Cape to Cape reprend la route. Tandis que les enfants courent après les véhicules, tout le monde salue la foule qui acclame la caravane. On entend des : «  Vive Renault ! » et des « Bonne route ! ».

En quittant Djibouti, le convoi pénètre dans un désert de rocaille traversé par une unique route. Le trafic est dense et la route, jonchée de carcasses de camions. Il s’agit là d’une partie dangereuse et pleine de pièges où les accidents sont légion. C’est d’ailleurs ici qu’un Kerax s’est retrouvé dans un fossé, suite à une erreur de conduite, causant plus de peur que de mal. Robuste, le camion a repris la route une fois remis sur ses roues !

Il a fallu attendre trois heures à la frontière sous une chaleur pénible frôlant parfois les 60°C, avant que le convoi n’entre en Ethiopie. Ici la circulation est plus fluide mais les rencontres restent surprenantes : alors que les pilotes dormaient dans leurs tentes au creux d’une vallée somptueuse, des hyènes se sont invitées sur le bivouac. Les animaux sauvages ont causé quelques belles frayeurs dont les pilotes s’amuseront néanmoins le lendemain.

La traversée de la ville sainte de Lalibela et la visite de ses églises du XIIIe siècle (creusées à même le sol rocheux) alors que les fidèles chantaient des cantiques ont marqué les esprits de tous. Les dix heures de route qui suivent se font dans la poussière, à 3000 mètres d’altitude jusqu’au lac Tana avant de rejoindre Addis Abeba. La soirée donnée dans la capitale éthiopienne à l’ambassade française en l’honneur du passage de Cape To Cape restera d’ailleurs longtemps dans les mémoires, plusieurs diplomates enthousiastes ayant même confiés qu’ils auraient bien utilisé des Sherpa comme véhicule de fonction !

L’expédition poursuit son périple à travers un paysage plus sec, attendant désespérément la saison des pluies. Pourtant, quelques centaines de kilomètres plus loin, l’équipe a la surprise de passer à travers un plateau particulièrement vert ! Il s’agit du verger de l’Ethiopie, régulièrement arrosé, il est couvert de bananiers ou et de champs de pommes de terre. Plus loin, nous apercevons même d’immenses champs de blé, retournés par des tracteurs mécaniques. Personne ne s’attendait à trouver ce type de paysages.

Plus surprenant encore, le lendemain, l’expédition traverse, dans le brouillard, la forêt de sapin de la montagne du Bale ! A 4 121 mètres, le GPS est formel : Cape to Cape vient d’atteindre le point le plus haut de son parcours. La descente qui s’ensuit est vertigineuse. La piste de latérite, excellente et totalement déserte, serpente à travers une végétation luxuriante et quelques babouins curieux viennent voir cette étrange caravane. Le paysage, avec ses acacias géants, ses grands ciels orageux et ses termitières géantes dressées vers le ciel évoquent le Kenya tout proche.
 
Montagne mythique du Kenya, le Kilimandjaro et son point culminant à 5 892 mètres accueille avec bienveillance toute l’armada. Plus tard, le temps d’un après-midi, des acheteurs et des clients potentiels grimpent à bord des Kerax et des Sherpa pour un tour de piste sous l’œil amusé de quelques animaux de la savane. Plus tard, sur les pistes désertes, une sagaie à la main pour protéger les troupeaux des prédateurs, de nombreux Masaï saluent le passage des véhicules.

La saison des pluies s’attarde sur le Kenya et rend les pistes parfois extrêmement boueuses : la garde au sol et les capacités de franchissement des Kerax sont particulièrement appréciées ! Lors du repérage de l’expédition, l’équipe de reconnaissance s’était engagée à aider une école avec la fourniture de crayons et de cahiers. Quelques mois plus tard, Cape to Cape a honoré sa promesse !

Sur la route menant à la Tanzanie, l’expédition vient en aide à un camion local coincé depuis quatre jours dans une ornière détrempée. Sept kilomètres auparavant, il était resté embourbé plus d’une semaine pour un problème similaire. Inutile de dire que cette aide fut chaleureusement appréciée !

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