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Expédition Cape to Cape : du Kilimandjaro à la Zambie

L’expédition Cape to Cape, entrée en Tanzanie, entame sa descente vers le port de Dar el Salam, sur l’Océan Indien. Confrontés à des pistes extrêmement boueuses, les pilotes ont dû jouer d’habileté pour ne pas rester embourbés et s’en sont remis plus d’une fois aux formidables capacités de franchissement des Kerax ou…à défaut à la solidarité de l’équipe ! Mais le passage à Dar el Salam, sous un magnifique coucher de soleil sur l’Océan Indien et l’accueil chaleureux en Zambie était là pour les récompenser.

Après avoir passé sans trop d’attente la frontière Tanzanienne, l’expédition Cape to Cape se dirige vers le lac Victoria, un des plus grands d’Afrique, pour y passer la nuit. Dès l’aurore, la caravane entame une traversée du parc du Serengueti, mondialement réputé mais bien boueux pendant la saison des pluies. Même les gardes forestiers se sont fait piéger et c’est grâce à un Kerax de l’expédition que leur camion a été sorti de l’ornière ! « La conduite dans la boue me rappelle un peu la conduite sur la neige » explique Jo-Oyestein Nyhus, responsable Techline pour Renault Trucks Nordik à Oslo, « Je connais tout de la conduite en pays nordique mais ici c’est bien plus complexe ! ». Heureusement, lorsque les capacités de franchissement des Kerax ne suffisent plus et que le véhicule est embourbé, la solidarité entre les différents équipages est totale.

L’arrivée le soir même au bord du cratère du Ngorongoro charme l’ensemble de l’expédition. La vue depuis la caldeira est tout simplement somptueuse. Ce cratère, situé à 2.300 mètres d’altitude, s'est formé à la suite de l'effondrement d'un volcan sur lui-même. Il s’agit de la plus vaste caldeira au monde qui soit restée intacte, avec 20 km de diamètre et 260 km2 de surface. Ses murailles sont hautes de 600 mètres et ne possèdent aucune faille ; les animaux doivent en escalader les flancs pour y pénétrer. L’intérieur est un concentré d’Afrique : rivières, lacs, savane, forêt et marais permettent à plus de 25.000 mammifères d’y cohabiter. On y croise fréquemment des zèbres, des guépards, des lions ainsi que des éléphants et quelques rarissimes rhinocéros noirs. Pendant la nuit, on entend le meuglement des gnous, réfugiés à l’intérieur du volcan.

Cette étape est aussi l’occasion d’inviter à bord des Kerax et des Sherpa des clients Renault Trucks pour réaliser un petit bout de piste. Ceux-ci prennent ainsi leur part à l’aventure Cape to Cape sur des véhicules dont ils ont loué le confort malgré les pistes bien cabossées. Le soir, le convoi stoppe à nouveau au pied d’un volcan, le Langaï, une montagne sacrée pour les Masaï.

Le convoi entame ensuite pendant plusieurs jours sa longue descente vers l’océan indien, toujours accompagné au loin, mais plus pour longtemps, par le Kilimandjaro. Progressivement, le paysage devient moins minéral. Les pistes de cailloux laissent place à de la latérite et les premiers palmiers apparaissent alors que nous longeons la mer. Sur le port de Dar El Salam, le magnifique coucher de soleil récompense les pilotes qui durant dix jours, auront effectué 2 500 km avec une vitesse de déplacement moyenne de 45 km/h.

Après les routes tanzaniennes qui ont emmené Cape to Cape au travers de forêts de baobabs et d’eucalyptus : la Zambie. En soirée, l’expédition est accueillie dans le village Chilkwa : les enfants nous offrent des chants, les villageois nous ont préparé des douches. Le soleil à peine levé, nous repartons pour près de 15 heures de pistes aussi belles que difficiles. Un Kerax laisse, au passage d’une rivière, l’intégralité de son radiateur. Une solution de fortune est trouvée pour l’amener jusqu’au lodge qui accueille l’équipe, éreintée, pour la nuit. Après trois heures de mécanique acharnées au petit matin, l’équipe repart vers Lusaka, la capitale de la Zambie. Cap au sud, bien sûr !

Témoignage :

David Dartevel, responsable publicité et promotion sur les véhicules de plus de 6 tonnes au département marketing Renault Trucks Europe

David, comment êtes vous arrivé dans cette expédition ?

Lorsque j’ai appris que la participation à l’expédition Cape to Cape était ouverte à tous les possesseurs de permis C, je me suis empressé de déposer ma candidature, après en avoir parlé avec mon épouse. J’ai passé mon permis poids-lourds il y a quelques années quand j’étais en charge de la photothèque pour la médiathèque. Cela permettait de déplacer les véhicules pour aider le régisseur chargé des prises de vues !

Avant de partir, aviez-vous pratiqué de la conduite sur piste ?

Non, j’avais fait uniquement de la route. Mais je me sens bien au volant du Kerax. Le plus important, c’est de se sentir à l’aise. C’est d’autant plus facile que le véhicule vous donne un sentiment de sécurité. Je pense que l’on s’apprivoise mutuellement. Sur des pistes difficiles, il faut savoir le laisser travailler quand on conduit et réagir en fonction de son comportement.

Quelles étapes de cette expédition vous ont le plus séduit ?

Celles du cratère Ngorongoro et la possibilité d’admirer tous ces animaux de très près, ainsi que l’arrivée au pied du volcan Langaï. Ce sont deux endroits exceptionnels. Nous avons eu des passages extrêmement boueux également au départ, et plusieurs camions se sont englués dans ces bourbiers. Cela a permis de voir comment les pilotes réagissaient, s’ils étaient prêts à s’entraider. Ce fut bien sûr le cas, et c’est important de sentir qu’il y a une forte solidarité de sein de l’équipe. Cela rassure de savoir que l’on peut compter sur tout le monde.

Et que retenez-vous de votre première moitié d’expédition ?

En premier lieu le coté humain. C’est l’occasion de rencontrer des collègues des différents sites, comme Limoges ou Blainville ou des filiales étrangères, que j’ai moins l’habitude de côtoyer. Cela permet aussi de faire des rencontres avec les populations locales, ce qui rajoute du sel à l’expédition. Enfin, je peux voir ce que peut faire le Kerax dans des conditions difficiles et je dois dire que je suis impressionné.

De quelle manière ?

Par ses capacités de franchissement sur tout type de pistes : de la boue, des cailloux, du sable et de la garrigue. J’ai l’impression qu’aucun obstacle ne lui résiste. En plus, le camion reste très confortable. Cet aspect a d’ailleurs séduit les clients qui sont montés à bord.

Justement, à trois reprises, vous avez eu l’occasion de faire monter à bord de votre Kerax des clients Renault Trucks pendant l’expédition. Quelles ont été leurs impressions ?

Un client suisse puis deux français sont effectivement montés sur le siège passager pour des petits bouts de pistes. Ils se sont montrés assez surpris du confort, surtout lorsque l’on a roulé sur des passages comportant pas mal de trous. Ils ont bien aimé le fait que les suspensions absorbent bien les chocs. D’une manière plus générale, ils ont adoré participer à l’expédition : eux aussi pouvaient prendre part à l’aventure.

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