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Cape to Cape : l’expédition est arrivée à bon port !

Lundi 6 juillet, la caravane de Cape To Cape est arrivée au Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud, point ultime de son périple. Après un peu plus de quatre mois d’aventure et de péripéties en tout genre, les équipes et les machines ont gagné leur pari. Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks était là pour les accueillir et exprimer sa fierté. Mais avant de connaître le soulagement, tous les participants ont dû se déjouer des pièges des dernières étapes.

Après un ultime virage, les Kerax et Sherpa de Cape To Cape s’arrêtent au bout de la route coupée par l’océan. Ils ne peuvent pas aller plus au sud et ont atteint leur destination : le Cap de Bonne Espérance s’offre à eux. Malgré le concert de klaxon qui accompagne l’instant, celui-ci est solennel. Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks, contemple la baie le regard porté sur l’horizon : « Notre volonté était de démontrer que les camions pouvaient relier les hommes, les rassembler autour d’un évènement comme Cape to Cape et, au delà bien sûr, autour de notre marque. » précise-t-il, « C’est une satisfaction et une immense fierté car une fois de plus Renault Trucks a tenu son pari ! ». Derrière lui, toute l’équipe se congratule. Les téléphones ne tardent pas à sonner. Les messages de félicitations en provenance du monde entier se multiplient : familles, amis, collègues, anciens participants à l’aventure et clients venus de Russie, Ukraine ou Argentine pour saluer l’arrivée du convoi. L’instant est magique. Pilotes et équipages descendent des Sherpa et des Kerax pour aller à la rencontre de la foule qui les accueille. Les appareils photos sont en mode « rafales » !  Regards et sourires émerveillés se répondent.
Pierre-Alain Brendel, le Chef de projet de l’opération savoure l’instant : « Après 4 mois et demi de parcours et de péripéties en tous genres, nous avons du mal à réaliser que nous touchons au but. Je garderai des images fortes, de la Norvège, d’Ethiopie, de Tanzanie et bien sûr de notre arrivée à la pointe Sud de l’Afrique. Surtout il me restera l’enthousiasme de tous ceux qui ont partagé l’aventure avec nous, ils ont été des compagnons de route formidables. »

Très émue, Elsie De Nys, la seconde Chef de projet cherche ses mots puis se lance : « Je revois le Cap Nord comme si c’était hier et c’est déjà fini...C’est l’aboutissement d’un long travail avec la participation d’une centaine de personnes de toute l’entreprise. L’aventure a été extraordinaire, à travers des paysages somptueux et tous nos pilotes ont été fantastiques pour leur courage et leur solidarité. »
Devant le succès qu’a été cette édition, les esprits sont déjà tournés vers le futur. Et si cette arrivée marquait un point de départ, celui d’un avenir plein de promesses ?

Si toute l’équipe savoure l’arrivée à destination, les dernières étapes n’ont pas été de tout repos. Retour en arrière.
Entre le fabuleux delta de l’Okavongo au Botswana et le désert du Kalahari, l’Afrique exprime sa puissance, fascinante de beauté brute. « On se sent tout petit dans cette immensité » s’exclame Stéphanie François, technicienne d’essais aux études cabines 3P. « Bien sûr les journées sont éprouvantes mais au moins le soir, pour monter le bivouac ou remettre en état les camions, tout le monde se donne la main et on se retrouve autour d’un bon repas ». Car le centre névralgique du bivouac, soyons clair, c’est le Kerax n°6 ou K6 pour les intimes : le camion frigo-cuisine. Chaque jour, il distance la caravane après la pause déjeuner pour rejoindre le lieu du prochain campement. Là, avant l’arrivée des véhicules, le pilote et Mouss, le cuisinier, montent le matériel de cuisine, tables, bancs et bar. Le chef se met alors aux fourneaux. Du poisson aux petits légumes grillés en plein désert ? Une paella géante dans la brousse ? C’est possible ! Mouss est un habitué des raids et des événements de ce genre. Pour l’étape Nairobi-Livingstone, il a fait ses emplettes d’abord à Djibouti puis dans la capitale kenyane : viande et poisson, salades préparées (400 kg !). Au total : pas moins de 5 tonnes de victuailles ! De quoi opérer en toutes circonstances grâce à l’équipement exceptionnel du K6 : fours, plaques de cuisson, friteuse, réfrigérateur, congélateur...et appareil à paella !
Après la frontière namibienne, la caravane entre à Windhoek, « lieu où souffle le vent », capitale de la Namibie, située à 1 650 m d’altitude et s’engage dans le désert du Namib. Le franchissement de ce désert a produit des séquences parmi les plus mémorables de Cape to Cape ! Un seul mot d’ordre : garder la trace. Un Kerax lancé à toute allure tangue, s’accroche au sable mou et d’un coup de rein puissant, avale une crête abrupte. Une expérience unique : « Sans les conseils techniques de nos experts, c’était simplement impossible » rapporte Sandrine Rollet encore sous le choc de l’épreuve. « Quelle satisfaction. On passe par toute la gamme des émotions. Il y a une montée d’adrénaline au moment de la bascule sur la dune, moi je me mets carrément en apnée ! ».

Un peu plus loin, le convoi tente de passer une rampe à plus de 50 %. Pari gagné. « Il faut faire confiance à nos experts » confie Michaël, technicien démonstrateur chez Renault Trucks France. « Une fois le véhicule engagé, on se laisse porter par leurs conseils et ça passe tout seul. Ils nous mettent en condition, l’essentiel est de suivre la trace de la piste sans freiner ni user du ralentisseur ». Plus facile à dire qu’à faire comme le reconnaît Joël Goncalves du service logistique de Bourg en Bresse : «  Bien sûr quand on découvre l’à-pic sous les roues, c’est moins évident... On a le cœur qui se soulève. Pour l’anecdote, nos guides locaux n’en revenaient pas de voir passer nos camions à cet endroit ». Pour Marçin, de la filiale polonaise, la performance doit beaucoup aux véhicules : «  Le Kerax est stable, puissant et le Sherpa, trapu comme un éléphant, est agile et à l’aise sur tous les terrains !»
Responsable de formation chauffeurs à la filiale sud africaine, Philip Phasha est impatient d’arriver chez lui. « Cette opération aura beaucoup d’impact pour Renault Trucks dans le pays. J’avoue avoir été impressionné par le niveau technique et humain des acteurs de Cape to Cape. Franchement, nous avons tous les atouts pour nous développer, en Afrique australe comme ailleurs ».
 
Témoignage : « Cette piste, aurons-nous un jour l’occasion d’y revenir ? »

Une journée sur Cape To Cape vue de l’intérieur entre Goba et Negele (Ethiopie), par Bernard Descombes, du service Transport de Renault Trucks.
 « Lever 5h45, départ 7h00. Hécatombe : une dizaine de participants a des problèmes gastriques, le docteur est aux abois. Distribution de cachets de « blocage » et nous voilà tous partis. C’est une montée dans les Bales Mountains, sur une piste étroite et très peu fréquentée, nous grimpons allégrement sur la piste la plus haute d’Afrique, perdus dans les nuages du matin. Grand moment au sommet, il faut immortaliser cet instant : photos, drapeaux déployés, cette piste, aurons-nous un jour l’occasion d’y revenir ?

Puis une lente descente sur cette petite piste sinueuse, dure comme la pierre qui la constitue, tranchante, lacérant nos pneus au fil des kilomètres. Le paysage change du tout au tout, nous entrons dans une forêt de type équatoriale par une piste plate de bonne facture, nous y croisons une faune importante : singes, oiseaux multicolores… On doit traverser des rivières sur des ponts fragiles, un par un, avec d’infinies précautions. Nous franchissons aussi des gués devant quelques spectateurs locaux. Les habitants changent avec le décor, ils ont ici plus typés, une peau plus noire, plus brillante.
 17h30. Arrivée au bivouac, ce soir nous retrouvons notre petite tente et surtout notre repas dans la nature. C’est toujours un grand moment, ces instants de partage et cette convivialité sont difficilement descriptibles. Ces moments n’appartiennent qu’à l’équipe. Ce n’est pas une fête, c’est une cérémonie, une communion où journalistes, pilotes, organisateurs, encadrement, photographes, cameramen, guides sont tous au même niveau, dominés par des ciels nocturnes scintillants de milliards d’étoiles comme des diamants posés là pour nous éclairer. Tous ces gens échangent sur cette seule journée comme des copains d’école qui se retrouveraient après des dizaines d’années de séparation. Mais une rosée importante s’est abattue sur le camp, la savane nous rappelle sa présence par quelques cris d’oiseaux, et le sommeil nous emporte lourdement. »

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