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Faut-il supprimer les camions en ville?

C’est un fait : les villes limitent de plus en plus leur accès aux véhicules particuliers comme au transport de marchandises. Mais si les particuliers peuvent se tourner vers les transports en commun, pour les professionnels, les alternatives sont plus difficiles à trouver. Depuis de nombreuses années, les acteurs du transport de marchandises travaillent pour proposer des solutions au service des citoyens, des consommateurs et des riverains.

On l’oublie parfois, mais lorsqu’une municipalité prend la décision de limiter la circulation dans son périmètre, sa décision vaut également pour le transport de marchandises. Or, les camions, petits ou gros, sont indispensables à la vie de la cité. S’ils ne sont pas livrés de leur stock de vêtements, livres ou produits alimentaires, les petits commerces ou les supermarchés ne peuvent répondre aux demandes de leurs clients. De même, les particuliers apprécient que leurs commandes en ligne soient livrées en temps et en heure. En moyenne, ce sont 22 tonnes de marchandises de toute nature qui circulent en ville par an et par habitant ! Autant de livraisons pour lesquelles le camion reste l’outil le plus efficace.

Le camion, un outil efficace… et écologique ?
Livrer les marchandises à vélo ? Une idée séduisante en théorie, mais qui ne résiste pas à la confrontation avec la réalité. D’un point de vue pratique et économique tout d’abord : on ne peut ravitailler un supermarché avec un triporteur. Mais également d’un point de vue écologique. En effet, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a comparé les impacts environnementaux des différents types de transport de marchandises en ville dans son étude Impact 2000. En termes de surface au sol occupée et temps de livraison, il apparait qu’un camion chargé à 10 tonnes est 35 fois moins encombrant et polluant qu’un petit véhicule utilitaire lorsqu’on le ramène à la tonne transportée.

La réduction de la pollution passe donc par une meilleure mutualisation des biens, afin de limiter le nombre de véhicules utilisés explique Laurent Jacques responsable de la stratégie urbaine pour Renault Trucks : « Au risque d’aller contre les idées reçues, cette étude nous prouve que d’un point de vue écologique comme économique, il vaut mieux, dans les rues, un camion bien rempli qui effectue une livraison que dix camionnettes qui effectuent chacune une livraison. »

De plus, la réduction de la pollution en ville passe par des incitations au renouvellement des camions. Si tous les poids lourds roulant en France étaient conformes à la norme Euro V, actuellement en vigueur pour les véhicules neufs, les émissions d’oxydes d’azote seraient divisées par 7, les émissions d’hydrocarbures seraient divisées par 5 et les émissions de particules seraient divisées par 20, soit une réduction de 98%.

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