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Comment naît un camion ?

Depuis le mois d'août 2013, les nouveaux véhicules longue distance et construction de Renault Trucks sont assemblés à l'usine de Bourg-en-Bresse en France où ont été instaurés des processus de montage à la fois simples et reproductibles pour atteindre le meilleur niveau de qualité. Aperçu des étapes clés de production.

 

 

Les deux lignes « série »

Conçue selon le concept “Fish bone factory”, l’usine s’organise autour d’une colonne vertébrale composée de deux lignes de montage parallèles de 500 m chacune et « d’arêtes » perpendiculaires qui fournissent les différentes pièces et sous‑ensembles préparés spécifiquement pour chaque véhicule. Un principe simple qui permet de réduire considérablement les stocks et d’optimiser l’acheminement des pièces en bord de ligne.


Le poste de routage des faisceaux

Pneumatiques ou électriques, les faisceaux alimentent le moteur, les feux, le système de freinage… En tout, ce sont plus de 250 mètres de tubes qu’il faut installer sur les deux longerons du châssis du futur camion. Grâce à un lot placé à portée de main, tous les opérateurs disposent du nombre de pièces strictement nécessaires pour chaque camion, ce qui rend l’erreur quasiment impossible. Les faisceaux sont acheminés côté droit pour l’électricité et côté gauche pour les pneumatiques afin de simplifier et de fiabiliser les opérations de maintenance.

La pose du moteur

Chaque poste bénéficie d’un contrôle qualité rigoureux : des opérateurs qui assemblent et un référent qui contrôle, valide et signale les difficultés éventuellement rencontrées. Et toujours cette même précision de montage : chaque visseuse, écrou, faisceau ou rivet a sa place. En une minute, le moteur s’insère dans le châssis à l’aide d’un palan, puis la transmission est raccordée à la boîte de vitesses.

La préparation des boucliers

Tous les postes sont réglables en hauteur et bénéficient d’un éclairage particulier à la lumière du jour tandis que les opérateurs ne portent aucune pièce. Chaque lot de pièces suit la progression du montage grâce au carrousel, un chemin circulaire emprunté par le bouclier que l’on pare progressivement de l’ensemble de ses éléments : barre anti‑encastrement, faisceaux, face avant, marches d’accès au pare-brise et optiques.

Le montage sous-cabine

Cette activité est nouvelle à Bourg-en-Bresse. La cabine arrive peinte, assemblée et garnie à l’intérieur par l’usine de Blainville‑sur-Orne et doit être équipée des suspensions avant, de l’emmarchement, des coffres latéraux,  des extensions de porte et de son insonorisation. La cabine est ensuite élevée par des bras articulés pour être insérée dans la ligne de production.

L’atelier des sous-ensembles

Un bâtiment de 8 000 m2 abrite toutes les pièces nécessaires au montage des différents sous-ensembles. On y assemble les échappements silencieux et les réservoirs d’urée (AdBlue). Chaque pièce est réalisée à quelques mètres de sa future place sur la ligne. Là encore, l’erreur est traquée : quand 28 serrages de vis sont nécessaires, la visseuse les comptabilise et avertit l’opérateur s’il en manque un.

L’atelier retouche

En toute fin de ligne, l’atelier retouche reçoit le véhicule entièrement assemblé. Le responsable consulte le livret qui accompagne tout le montage et parcourt un chemin de contrôle : direction, vérification moteur, serrage de la transmission, freins… À cela s’ajoute toute une liste de points issus du retour d’expérience.