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Nouvelle-Calédonie: au coeur des mines

La Nouvelle-Calédonie est un archipel d’îles de près de 20 000 km2, dont la plus étendue, Grande Terre, se situe dans le sud-ouest de l’océan Pacifique (la Mélanésie). Elle compte aujourd’hui 250 000 habitants.

Le nickel, première ressource de l’économie néo-calédonienne

Les îles néo-calédoniennes présentent des reliefs élevés. Irriguées par des pluies fortes et irrégulières, elles alternent entre vallées et montagnes aux sols dotés d’une riche végétation… et de nickel. La Nouvelle-Calédonie en possède le quart des réserves du globe. 4e producteur mondial, elle est aussi le premier fournisseur de ferronickels servant à fabriquer les aciers inoxydables. La richesse des sols a fait de l’exploitation minière la première des ressources économiques de la Nouvelle-Calédonie. Une vingtaine de gisements traversent aujourd’hui l’île du nord au sud. L’environnement est rude : pistes en terre et caillouteuses, descentes avec un fort dénivelé, virages, passages de gués… Les mines sont situées en pleine montagne, et le minerai doit être convoyé par camion jusqu’à la mer pour son exportation par bateau.

Un parc de plus de 500 Renault Kerax

Dans ces conditions extrêmes d’exploitation, le Renault Kerax figure en bonne place avec un parc de plus de 500 véhicules sur Grande Terre. 500 véhicules tout-terrain qui peuvent compter sur le soutien indéfectible de la concession Renault Trucks Sodauto : présente dans l’île depuis les années 70, elle garantit une assistance mobile sur site et une disponibilité constante des pièces de rechange. Le point est important : l’économie insulaire du transport minier se compose pour l’essentiel de patrons chauffeurs, pour qui il est essentiel de disposer à tout moment de leur outil de travail. Fiabilité et efficacité des véhicules sont les maîtres mots. Deux de ces patrons qui dévalent chaque jour les pistes de terre chargés de plusieurs dizaines de tonnes de minerai nous racontent leur expérience.

Eddy Sautron, patron chauffeur, spécialiste du transport de nickel

Eddy Sautron a 46 ans. Chauffeur depuis toujours, il a commencé à travailler dans l’exploitation minière en 1999, puis il s’est mis à son propre compte en 2007. Chaque jour, il transporte du minerai extrait de la mine de Tontouata au sud de la Nouvelle-Calédonie jusqu’à la mer située à quelque 35 kilomètres en contrebas. 6 rotations quotidiennes, soit 400 km parcourus entre 5 h le matin et 17 h le soir. Avant de créer sa propre activité, Eddy Sautron conduisait un Renault Kerax 370 ch. Un Renault Kerax 400 ch a accompagné ses deux premières années de chauffeur indépendant, puis il a acquis en 2009 un Renault Kerax 8x4 DXi 440. Il totalise aujourd’hui plus de 300 000 km. Pendant toutes ces années, le camion s’est montré fiable en toutes circonstances, quel que soit l’usage. Eddy Sautron ne ménage pas son véhicule : dans son activité, il ne roule jamais sur route goudronnée. En lieu et place, des pistes en terre jalonnées de nids-de-poule, des nombreux passages de gués occasionnés par des pluies torrentielles, des abords de mine parsemés de cailloux tranchants. Le tout avec un camion chargé de près de 40 tonnes de minerai qu’il s’agit de ralentir efficacement dans la descente des routes de montagne. C’est dans ces conditions de roulage difficiles que les systèmes électriques et hydrauliques de freinage du Renault Kerax sont redoutables. La pédale de frein n’intervient qu’en dernier recours afin que les freins ne s’usent pas. À l’inverse des pneus : à la caillasse s’ajoutent les nombreux virages des routes de montagne. Il faut les changer tous les 4 ou 5 mois ! Père de 4 enfants, Eddy Sautron aime son métier. Même s’il le qualifie de dur et d’exigeant, il n’envisage pas d’arrêter. Bien au contraire, il envisage d’acquérir un autre Renault Kerax, peut-être en version XTREM, sans pour autant se défaire de son véhicule actuel. Malgré un usage intensif depuis son acquisition en 2009, celui-ci continuera à le soutenir pleinement dans son activité.

Philippe Thomas, la mine de père en fils

Chez les Thomas, la mine est une histoire de famille. C’est avec son père que Philippe a découvert le métier de transporteur sur mines au volant de véhicules Berliet GBH et TBH des années 70. Une époque où les camions arrivaient encore par bateau en pièces détachées. Depuis, Berliet est devenu Renault Véhicules Industriels, puis Renault Trucks. Mais l’attachement de Philippe Thomas aux camions de la marque au losange est resté le même. Aujourd’hui, l’entreprise qu’il dirige à Kouaoua à l’est de Grande Terre emploie 19 chauffeurs et totalise 6 Renault Kerax : trois pour des usages variés (un tracteur 6x6, une benne et une citerne arroseur 6x4), et trois 8x4 spécialement dédiés à la mine. Le métier décrit par Philippe Thomas est aussi rude qu’exigeant pour l’homme et la machine : présence sur la mine dès 4 h du matin, retour au plus tôt à 18 h, parfois samedi et dimanche compris, une dizaine de rotations quotidiennes entre le site et la mer, le tout sur des “routes” qui n’en sont pas vraiment. Ce qu’apprécie le plus Philippe Thomas chez ses Renault Kerax, c’est leur consommation maîtrisée, leur souplesse de conduite, leur puissance à pleine charge et leur qualité de freinage. Descendre plus de 1 000 mètres de dénivelé avec des ravins de chaque côté de la route et près de 50 tonnes de minerai dans la benne suppose une confiance totale dans les freins du véhicule : grâce au ralentisseur hydraulique couplé à la boîte de vitesses, et au ralentisseur électrique sur la transmission, le chauffeur évite 90 % du temps de toucher à la pédale et les freins sont ainsi préservés. Dans de telles conditions, ils ne sont changés qu’après 7 ou 8 ans. Mais pour Philippe Thomas, l’efficacité de son activité repose aussi sur le lien tissé avec la concession Renault Trucks Sodauto. Elle est un soutien constant et indispensable dans une activité aussi exigeante que la sienne. Quand on exerce sur une île isolée, être assuré que l’on pourra repartir avec son camion dans la journée, quelles que soient les contraintes liées à l’approvisionnement des pièces ou à l’accessibilité du lieu d’ntervention, est capital.

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